FISCALITE
La fiscalité des revenus d'investissements immobiliers ?
Ce qu'il faut savoir avant d'acquérir une propriété de luxe.
S'y retrouver dans le système fiscal français n'est pas toujours facile, surtout pour des investisseurs étrangers.
Voici
les principaux points à savoir :
| Le financement de votre bien immobilier
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Même si vous n'avez pas besoin d'un prêt pour financer le bien à acheter, il peut être avantageux pour vous d'y souscrire. Premièrement, un prêt vous permettra de déduire les intérêts d'emprunt de vos revenus locatifs. Deuxièmement en cas de déficit foncier, il pourra être déduit de votre revenu imposable annuel. A ce jour il existe deux types de crédit
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Le crédit amortissable: un crédit à long terme avec
un taux fixe ou variable, garanti par une hypothèque ou autre type
de sécurité. Plus le remboursement du crédit avancera, plus les intérêts
déductibles diminueront. |
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Le crédit « in
fine » où vous remboursez la totalité du capital emprunté à la fin
du contrat. Le paiement des intérêts est souvent payé séparément
du remboursement du capital. Un contrat d'assurance vie peut être
souscrit en parallèle du crédit pour constituer le capital de remboursement
du prêt. Un crédit In Fine peut être bien plus avantageux qu'un crédit
amortissable étant donné qu'il permet une déduction linéaire des
intérêts d'emprunt pendant toute la durée du crédit. |
Que le loyer soit payé directement au propriétaire ou à une autre personne
du foyer fiscal, que vous soyez loueur professionnel, co-propriétaire,
ou gérant d'une SCI (Société Civile Immobilière) ou d'une SCPI (Société Civile
de Placement Immobilier) il est imposable. Un des deux régimes d'imposition
sera appliqué dans les cas suivants :
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Si les
revenus fonciers annuels du propriétaire sont supérieurs à 15 000 €,
le régime réel d'imposition sera appliqué. |
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Si les
revenus fonciers annuels du propriétaire sont inférieurs à 15 000 € vous
entrez dans le cadre du régime « micro foncier » et vous pourrez
obtenir un abattement forfaitaire de 40 %. |
Tous les revenus fonciers des biens meublés sont considérés comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et donc imposables. Néanmoins, si le propriétaire est enregistré comme loueur professionnel, d'autres impôts peuvent être appliqués comme par exemple l'ISF : impôt de solidarité sur la fortune.
| Les avantages fiscaux à louer
votre propriété
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Sous le régime réel d'imposition, si vous louez votre bien vous pouvez déduire des revenus toutes les charges relatives au logement tel que :
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les intérêts
et dépenses liés au crédit souscrit dans le but d'acheter votre villa
ou appartement ; |
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14 % des revenus liés aux dépenses diverses telles que l'assurance, l'amortissement,
etc. ; |
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la taxe
foncière sur les bâtiments, la taxe régionale, et la taxe spéciale
d'équipement ; |
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les dépenses
liées à l'entretien, réparation et rénovation, tout comme les intérêts
des emprunts sollicités pour conserver, réparer ou améliorer le logement
; |
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les dépenses
liées au gardiennage, frais d'agence de gestion, assurance contre
loyers impayés. |
Après déduction de ces frais,
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si le
revenu locatif est supérieur aux charges déductibles, la différence
sera assujettie aux différentes taxes: impôt sur le revenu des personnes
physiques (IRPP), contribution sociale généralisée (CSG), contribution
au remboursement de la dette sociale (CRDS). |
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si les
frais sont supérieurs au revenus locatifs vous aurez ce que l'on
appelle un déficit foncier, qui peut soit être déduit de vos revenus
imposables pour l'année en cours avec un plafond limité à 10 700 €,
ou il peut être reporté pendant les dix années suivantes. Afin
de bénéficier de ce système vous devez avoir loué votre propriété pendant
une période minimum de trois ans à partir de l'année où le déficit
a été déduit. |
| Imposition sur les plus-values immobilières
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Quand un particulier vend sa propriété, la plus-value réalisée est généralement soumise à l'impôt sur le revenu. C'est au notaire de calculer et de payer cette taxe quand il enregistre la vente.
Plus-values soumises à l'impôt
Les plus-values soumises à l'impôt sont celles que vous faites quand vous vendez en tant que particulier votre bien, des droits immobilières comme des usufruits ou droit de propriété sans usufruit, ou des actions dans une société immobilière comme une SCI ou une SCPI.
Certaines plus-values sur les biens ne sont pas soumises au même régime d'imposition, par exemple celles liées aux SICOMI (Société Immobilière pour le Commerce et l'Industrie).
Dans quel cas vous serez exonéré sur la plus-value ?
Vous n'aurez pas à payer de taxe sur la plus-value si
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la propriété vendue
est votre résidence principale (y compris ses dépendances) ; |
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vous
vendez votre propriété à la suite d'une expropriation et si vous
utilisez la plus-value dans l'achat d'une nouvelle propriété ; |
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vous
avez été propriétaire du bien pendant plus de 15 ans ; |
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vous êtes
titulaire d'une pension de vieillesse ou d'une pension d'invalide
; |
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le prix
de vente est inférieur à 15 000 €. |
| Taxe sur les logements vacants
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Depuis 1999, une taxe spéciale est à payer sur les logements vacants dans les régions de Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Nice et Cannes-Grasse-Antibes. Ces régions sont considérablement en manque de logements locatifs et les taxes ont été mises en place afin d'encourager les propriétaires à louer leurs maisons ou appartements plutôt que de les laisser non occupés pendant de longues durées.
Cette taxe est redevable sur tous les appartements ou villas qui sont restés vides pendant plus de deux années consécutives ou qui sont non meublées ou pas suffisamment meublés afin de permettre à quelqu'un d'y vivre.
Toutefois, cette taxe ne s'applique pas si le logement est vacant pour des raisons indépendantes de la volonté du propriétaire. Cela peut être le cas si par exemple la propriété est en attente de réhabilitation ou démolition, ou si le propriétaire n'a pas pu trouver de locataires ni d'acheteurs dû aux prix élevés du marché. Ne sont pas non plus concernées les résidences secondaires et les propriétés en attente d'importantes rénovations avant l'entrée dans les lieux (c'est-à-dire, pour des travaux supérieurs à 25 % de la valeur totale de la propriété).
La taxe sur les logements vacants est calculée sur la valeur locative de
la propriété, et le taux d'imposition varie selon la durée de non occupation
de la propriété.
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10 %
la première année où le logement devient imposable ; |
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12.5
% la deuxième année ; |
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15 % pour toutes les années suivantes. |
Auxquels il faut ajouter 9 % pour les frais administratifs.
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